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mercredi 26 octobre 2011

Bouaké,la ville fait son nettoyage...

Opération débutée à Abidjan(capitale économique ) et yamoussoukro (capitale politique), a atteint Bouaké (capitale du centre) , ville importante et ancienne capitale de l'ex-rébellion .
Diversement appréciée, selon qu'on soit installé dans les règles ou de façon anarchique.Les commerces , installés dans le respect des règles d'occupation, voient en cette opération, une réhabilitation dans leur droit et une meilleure exposition de leur activité.Quant aux autres, la désolations et le mécontentement, pourtant soutiennent tous les jours qu'il faut de l'ordre dans les activités.
Cette opération, visant à mettre de l'ordre dans l'occupation des espaces publiques, met en lumière, de graves manquements dans l'attribution des espaces de construction aussi à Bouaké.
En résumé, l'on ne pouvant faire des omelettes sans casser des œufs, nous diront que l'on ne pourrait faire respecter la loi dans l'occupation des espaces publiques , sans créer mécontentement au sein des occupants illégaux .

mercredi 10 août 2011

Côte d'ivoire:Bouaké et après....




le constat d'une ville laissée à l'abandon, pourrions-nous dire.
voir ces images
la curiosité vous pousse à vous interroger ,avant votre arrivée à l'ex-corridor sud, sur ce qu'est Bouaké après ces dix dernières années.Tout au moins, l'on s'attend à voir une ville qui est restée comme avant le 19 septembre 2002.
Vous êtes très vite accueilli par les premières stations d'essence à l'allure crasseuse, vous donnant l'impression de ne jamais servir, ensuite, un bâtiment imposant, l'ancienne CIE, envahi de broussaille, à se demander si l'on a pas affaire à un parc classé.
La ville de Bouaké, envahi de broussaille et avec ses rues défoncées, vous accueil: bienvenue à la capitale du centre.
La voie centrale et voie internationale qui part de Bouaké à katiola, ne l'est que de nom.Un désordre s'y est installé, gare routière, menuiseries, magasins occupant le trottoir,des vendeurs d'articles divers, de sorte que cette route à quatre voies s'est réduite en deux et encore.
Sillonner cette ville, force l'interrogation, que vous n'osez exprimer haut , mais vous ruminez .
Personnellement, j'ai voulu attribuer cet état de fait à la crise, mais la repose fût NON, quand l'occasion me fût donnée de visiter Korhogo, la capitale du Nord.
Korhogo, du dire de ses habitants, est meilleure qu'avant septembre 2002.Pourquoi, comment et alors? permettez, par respect que je ne puisse y répondre.
A Bouaké, l'individu s'est enrichi , s'est "anobli" même, mais la ville s'est vue mourir.Tout est à refaire., de l'administration civile à l'administration militaire .

vendredi 24 décembre 2010

Bouaké, l'image d'un noel en Côte d'Ivoire

Les maquis (restaurant-buvette en plein air) ont, pour ceux qui le peuvent, refait leur robe pour plaire et séduire la clientèle.La ville quant à elle donne un spectacle de deuil.Soumise à un blocus des Forces de Défense et de Sécurité du pays ,Bouaké n'arrive pas à réaliser des échanges commerciales avec l'autre Côte d'Ivoire, celle en zone dite gouvernementale.A partir de tiébissou, il vous est interdit de passer, ce qui oblige à des détours.
La circulation en ville est moins joyeuse et limitée au strict minimum, c'est à dire pour des besoins précis, même des taxis préfèrent ne pas rouler .On ne se déplace plus pour le plaisir de le faire, or c'est ce qui guide l'esprit à la fête.
Les rues sont vides, les poches aussi.
Hier, les mini cars ont tenté de reprendre leurs activité, les voyages vers yamoussoukro, mais très vite sont revenu sur leur décision car le blocus existe toujours.Une privation de liberté qui ne dit pas son nom, mais qui se vit.
Alors point besoin de parler de noël ou même de réjouissance de fin d'année.Nous sommes devenu très religieux dans ce pays, nous remettant à DIEU à la fin de chaque discussion, car aucune alternative humainement possible ne semble s'offrir à nous.Prisonniers d'une situation que nous ne semblons maitriser , ni au point des origines, ni au point du dénouement .
Que DIEU, le miséricorde, juste et bon, nous garde

mardi 31 août 2010

Bouaké: Pour des grains d'arachides





Pour des arachides...cette fillette a été copieusement bastonnée par sa tante.
Son excellence F Houphouet Boigny disait qu'il ne fallait pas regarder dans la bouche d'un "grilleur" d'arachides ;
je pense bien que cela n'est nullement du goût de la tante de cette fillette.
l'histoire
Amenée au centre de santé de nimbo(quartier de bouaké) par une association des droits des enfants, elle raconte qu'étant en train de griller des arachides, elle ramassa les grains tombés à terre pour les manger, c'est ainsi que sa tante lui manifesta son mécontentement en la passant à tabac , mains et fil électrique aidant.
ces images montrent bien la violence de ces coups.
Une plainte pour coups et blessures devra être portée contre la tante

mercredi 7 juillet 2010

bouaké le 07 juillet 2010: meeting de reclamation des cartes d'identité et de l'élection

très tôt ce matin, autour de 7h15 , les organisateurs ont fait dresser des bâches pour tenir un meeting de protestation sur la non distribution des cartes d'identité et d'électeur et l'absence de date pour les élections...
La question à être posée: a qui s'adresse-t'on ?
Car le constat est triste, les magasins restent fermés , donc le commerce dans son ensemble.
Ce meeting en lui-même mènera à quoi? Il faut le rappeler , Soro et Gbagbo , acteurs principaux du dialogue-direct ont en main ces élections.
Devrions-nous tuer un commerce en agonie pour satisfaire nos desseins politico-financiers?

mardi 15 juin 2010

15 Juin 2010, c'est aujourd'hui

Juste milieu de l'année 2010 , exactement à 12 h00 GMT...
Nos conquêtes, nos espoirs, nos attentes...simplement nos mensonges.
De toute façon l'autre est là pour supporter nos accusations issues de nos bêtises...
j'ai tort, ça je le sais , j'en ai conscience et c'est en cela la reconnaissance de l'intellectuel que je souhaiterais être.

dimanche 13 juin 2010

Bouaké:concert d'Alpha Blondy


Ce samedi 12 juin 2010, un rendez-vous était pris avec la population de Bouaké par Alpha Blondy et le solar system.
Oui , jagger s'est illustré en pro...
Il y était à ce rendez-vous, à fait son pas vers la paix et la population était là pour vibrer .
Bien avant , une pluie digne de libation a arrosé la région , mais aussi pendant le concert.
malheureusement deux morts et des blessés ont un peu donner une note triste à la fête.

mardi 8 juin 2010

Bouaké: une oeuvre en plein air du côté du stade











depuis quelques jours, me rendant à mon cabinet, je voyais des travaux sur cet espace près dus stade.Je me suis posé tas de questions concernant ce qu'on allait bien y faire.La chose prend forme et voila, un espace gastronomique et de divertissement, en plus beau aux couleurs du pays.
j'ai aimé...
j'attends de voir si la propreté suivra, car c'est souvent le gros problème de ces espaces...

mardi 20 avril 2010

Côte d'Ivoire: Bouaké et factures CIE impayées, j'ai voulu savoir

Face au coup d'arrêt porté à mon" business "(cabinet dentaire) par cette histoire de délestage électrique, j'ai voulu trouver une explication .
Les explications parvenues de différentes sources, font état du fait que si à Bouaké nous sentons plus ces coupures, c'est parce qu'ici, les ménages (en grande majorité) ne s'acquittaient des impayés.
C'est tout à fait normal que si l'on devait procéder à un rationnement, ceux qui payent soient aidé.
seulement surplace, j'ai mené ma petite enquête et ma campagne de sensibilisation du voisinage.
L'on m'a expliqué que depuis la survenue de cette crise politico-militaire-sociologique, à plusieurs reprises, il a été proposé des formes (forfaitaires) de règlement de facture du courant électrique, sous la forme de coupon;
chose auxquelles les populations ont adhéré massivement .
Plusieurs fois , la CIE (par l'intermédiaire des responsables sur place) ont fait état de détournement de ces importantes sommes d'argent par des agents , ce qui aurait annulé les traces des paiements faits.
par la suite des factures , disproportionnées de l'avis des populations (300 000 fcfa à 1000 000 fcfa) , étaient distribuées , entrainant le refus du règlement .
Cette situation existe toujours.
Il faudrait donc se poser les questions suivantes:
1-ce sont des factures normales dues aux impayées?
2-des erreurs d'enregistrement?
3-une mauvaise foi de certains ménages ?
3-ou , pour la CIE, une façon de récupérer les impayés?

La mise en commun de nos réflexions et investigations , pourrait permettre de donner à la CIE et à notre pays (dirigeants ) , les moyens pour notre mieux être.

mardi 7 juillet 2009

Voir Bouaké et Vivre

Ce texte m'a été posté par une amie, après un court séjour à Bouaké...


Lorsqu’en ce jeudi matin, je quittai Abidjan pour Bouaké à la faveur d’une visite à des amis, je me posai la question de savoir si j’allais en revenir vivante. C’est donc le cœur battant la chamade mais plein de courage quoique je voulusse y renoncer plusieurs fois, que je m’installai à bord de ce car appartenant à une de nos compagnies huppées de la place. Pour une fois, l’heure de départ fut respectée avec hélas dix minutes de retard tout de même. Un tour à yopougon pour y prendre d’autres passagers, mais personne n’a pris la peine de nous expliquer l’itinéraire que nous allons emprunter. Je profitai donc pour admirer le paysage et quel paysage. Les immondices jonchant aux abords des voies. J’étais en pleine méditation lorsque je me rendis compte à cause du brouhaha particulier, que nous étions à « yop city » la belle. Je pris donc mon temps pour admirer la statue qui trône au rond point de siporex. Une belle œuvre architecturale mais qui est devenue le repère de fous où traînent toutes sortes de saletés. Oh pauvre Afrique me suis-je écriée. Faire des monuments à coup de millions pour les laisser à l’abandon. « Safroulaye. » C’est cela hélas la Côte d’Ivoire. Tous les passagers à bord, tant bien que mal, notre car se sortit du bourbier « yopougolais » et nous partîmes pour un voyage attrayant. Diminution drastique des contrôles. Cela n’était pas fait pour me déranger en tout cas. Mais des arrêts intempestifs eurent raison de ma patience. Nous pouvions nous arrêter plus de 30 minutes à une gare et personne ne nous dit mot. La communication n’est pas le point fort de toutes ces compagnies de transport terrestre.

Plus de 5 heures plus tard, le dos en compote, les pieds enflés, les muscles endoloris, je vis que nous étions au corridor de Bouaké. J’appelai donc toute heureuse mon correspondant de Bouaké et lui fis part de ma position. Il me dit : ils vont te demander de payer 500 F mais ne paie rien. Montre leur ta carte de fonctionnaire. D’accord ai-je répondu. Je vis apparaître quelques secondes plus tard, un élément des Forces Nouvelles. Bonjour Messieurs, dames. C’est deux cent, deux cent. Je sursautai en entendant le son de sa voix dans un français approximatif. Le Commandant Chérif Ousmane a « diskité » avec les gars de UTB donc pour vous c’est deux cent. Sinon les autres « y » payent 500 . Pas d’histoire, vous donnez vite vite et le car peut repartir vite. Je pris peur lorsque que derrière moi, j’entendis, je vais faire quoi avec papier. Je te dis c’est 200. Donne moi l’argent et non papier. Je le vis s’avancer vers moi, et avant qu’il ne m’accoste, je lui dis, je cherche l’argent. Cherche vite alors on va passer au suivant. Intérieurement, je me suis dit, mieux vaut payer. Alors je lui tendis les 200 F. Il les prie et sans même me remercier, continua son chemin. Le rustre, l’insultai je en mon for intérieur. Tous les passagers encaissés, le car continua sa route. Je fus soulagée de voir mon correspondant m’attendre au pied du car. Nous partîmes pour mon lieu de logement. La nuit venue, nous sortîmes manger et je puis admirer bouaké et ses belles rues bien éclairées. Une grande avenue pleine de lumière, rappelant bouaké au temps de sa splendeur. Bouaké et sa piscine, ses grandes rues bien éclairées me suis-je surprise à fredonner ce chant. Le matin, je partis faire un tour et je constatai que bouaké me rappelle une ville du burkina Faso avec ses milliers de motocyclettes ou le bénin avec ses « zémidjan ». Lorsque arrivée au fameux rond point de Bouaké, je constatai que ce sont les Forces Nouvelles qui réglaient la circulation, je demandai à mon correspondant mais où sont nos forces de l’ordre puisque le Préfet est là et l’on m’a dit qu’elles sont là aussi. Elles sont là certes, mais se font discrètes m’a-t-il répondu. Elles sont dans leur coin. Ah bon, je croyais les deux armées allaient travailler de concert. Ce détail m’amena à être plus regardante et je me rendis compte que ce sont les Forces Nouvelles qui dirigent encore Bouaké. Je ne voulus ni allée en boîte de nuit ni sortir tard la nuit. Ai-je eu tord, je ne sais pas. Ce que je sais par contre c’est que mon séjour a été de tout repos et très enrichissant. Lorsque mon séjour prit fin, j’empruntai un car de la même compagnie pour Abidjan. Le même scénario de payer 200 F s’imposa à tous les passagers qui bien que pas contents du tout, durent s’exécuter et le car prit la route. 6 heures plus tard, je me retrouvai à Abidjan, toute fourbue et rentrai directement me coucher. Ai-je rêvé ce voyage me suis-je demandai à mon réveil. Je suis allée à Bouaké, j’y ai vécu, mangé, je me suis promenée, et je suis revenue vivante. Bouaké renaît de ses cendres, Bouaké vit. Mais à quand la normalité ? Bouaké retrouvera t – il son statut d’antan ? Seul, l’avenir nous le dira.