jeudi 30 avril 2009

Il parait que c'est 1er Mai demain, fête du travail




C'est le 1er Mai demain, cela devrait permettre aux travailleurs de notre pays, la Côte d'Ivoire , de saluer le jour où ils ont eu du travail et de faire une petite fête à cet effet.
Oui cela devrait, mais croyez moi, il n'y aura, comme toujours, de fête que pour le Ministre et le gouvernement auquel il appartient.Le travail , ici, le dernier de notre souci.De toute façon pourquoi offrir du travail à une jeunesse qui affectionne au plus haut point les meetings politique et les marches de soutien ...
Pour vous, chez qui le travail est roi, priez pour nous et priez pour que DIEU inspire nos gouvernants de temps en temps , afin qu'ils pensent qu'il existe une jeunesse.

13 commentaires:

mohamed Billy a dit…

Oui, Le travail est une denrée rare, très rare dans nos contrées.Et il est tellement le ciment de la vie des Hommes et des femmes que tous les pays s'accordent pour le célébrer le même jour.

Je reviens pour une suite Dr!

hiler a dit…

Je me pose toujours la question de savoir , à quel niveau se situe la perception sur ce sujet pour nos gouvernants.La question car, personne ne semble s'en inquiéter, comme si la population croulait sous le poids de l'emploi.
je pense qu'on devrait remplacer notre ministère de l'emploi par le "ministère du chômage et de l'insouciance "

mohamed Billy a dit…

C'est une belle ironie le ministère du chômage et de l'emploi.

l'activité économique est dominée par le secteur privé qui rame depuis que nous nous concentrons sur des politiques d'exportation de matières premières.Ce qui signifie que la transformation de ces mêmes matières en produits finis de consommation est pourvoyeuse d'emploi dans ces pays forts industrialisés par opposition aux nôtres.( sans compter d'autres secteurs qu'ils ont développé par l'industrialisation) La Côte d'Ivoire des années 60-70-80 n'a plus trop investis dans les infrastructures et des grands travaux à grandes échelles dans les autres régions pour faciliter la décentralisation.Évidemment que des projets de ce genre ont été amorcé mais les taux d'investissements par apport aux richesses produites des années glorieuses n'ont pas été à la hauteur des enjeux futurs.En conclusion, il y a eu plus de dépenses que de réorientation de capital pour développer d'autres secteurs d'avenir.Même l'agriculture pendant longtemps la première source de richesse du pays est encore pratiqué sous sa forme traditionnelle.C'est dire a quel point que l'anticipation n'a pas été notre source de préoccupation.

Je reviens pour une suite Pb avec mon PC toujours .

hiler a dit…

parlant d'usines pour la transformation en produit fini de nos produits issus de l'agriculture, pourvoyeuses d'emploi, là nous sommes resté, gouvernants je veux dire,sans initiative aucune.
-le cacao et le café, nous sommes allé (si cela est vrai),racheter une usine à la casse aux USA avec l'argent du contribuable et du planteur (ironiquement, le brave paysan, qui a les mains blessées par les outils);
cette usine aurait sûrement coûté moins cher et offert de l'emploi sur place.
-le coton, dont les principales usines de transformations (gonfreville et Utexci)n'attendent qu'un peu de volonté politique et non électoraliste pour offrir plus de 8000 emploi et à Dimbokro et Bouaké (surtout ne me parlez pas de crise, car l'ouverture de Gonfreville depuis longtemps n'en dépend plus).Aussi un réel soutien à la filière se fait attendre.
-le riz, là depuis longtemps nous pourrions baisser notre dépendance de l'extérieur , si les gouvernants en charge de l'agriculture refusaient de pratiquer la politique de la terre brûlée(penser à leur poche qu'au développement du secteur, pour faire vivre ceux qui y usent leur bras et pieds)...etc.
Quant je vois notre gourmandise à vouloir exploiter le pétrole , pourtant nous avons un grand potentiel dans l'agriculture, je me dis , l'africain n'a aucune notion de la prévention.Houphouet Boigny aurait pu lancer son exploitation.Pour se faire , on a promis un pont à jacques-ville(pouah, la barque a longue vie).cela n'a même pas servi à créer des emploi pour les populations de cette region.

mohamed Billy a dit…

Disons aussi que cette économie d'exportation nous a été encouragée
par les Plans d'ajustements structurels qui ne répondaient pas vraiment aux besoins immédiat de nos populations mais plutôt à la demande en matières des pays riches.L'Afrique étant considéré et se considérant elle même tel qu'un réservoir de matières dont elle ne se sait pas tirer meilleur partie.Dommage!

Pour le rachat de la société américaine par l'Etat ivoirien , j'ai aussi appris l'info mais sans grande curiosité de ma part.On essaiera de comprendre les motivations d'une telle affaire parce que posséder des firmes à l'extérieur n'est pas mauvais business en soi tant que les bénéfices contribuent à gonfler les caisses et si la fiscalisation américaine nous avantage. Seulement la même inquiétude résiste: Comment faire profiter tous ses bénéfices crées aux ivoiriens à partir d'une politique d'économie sociale et de redistribution des richesses? Voilà là où le bas blesse! Penser le bien-être collectif c'est le début de la justice sociale et réduire les inégalités.Ce n'est jamais une tâche facile même pour les occidentaux , mais nous on abuse de trop.Cette question est niée dès le départ.( si on en juge par ces cascades de détournements de fonds publics)

Sur les quelques entreprises de transformation sur place ( Et d'ailleurs en grand nombre pour le cas de la Côte d'Ivoire par apport à nos voisins de la sous-région), leur production ne comble pas toujours la demande sur le marché. Donc un recours aux produits importés.Dans le cas contraire, c'est la compétitivité sur la qualité ou souvent même au deux rapport qualité/prix qui met ses usines en difficultés avec l'ouverture à la mondialisation des grands rouleaux compresseurs comme la Chine qui inquiète sérieusement.Mais quand
derrière , la douane qui doit filtrer toutes ses entrées s'adonne à de la légèreté , y a de
quoi avoir peur et s'inquiéter pour le marché intéreur de nos produits.

Sur les produits vivriers dont on encourageait les cultures pour le grand programme d'auto-suffisance alimentaire, je crains que l'absence de moyens et de technologie moderne repousse dans une échéance plus lointaine cet objectif prioritaire.Et comme tu t'imagines cher Dr Hiler,il ya du boulot. Quand je me relis je vois que tout est prioritaire!

A propos du pétrole: prochain commentaire
Mais commençons d'abord par la bonne gouvernance, clé de voute de l'enrichessement et penser le partage!

Michèle a dit…

Hello Hillair, bon 1° mai à toi, et j'imagine que tu va chanter comme Henri Salvador "Le travail c'est la santé, rien faire c'est la conserver"!!
à méditer longuement ;o)
à bientôt.

hiler a dit…

merci Michèle...
Face à la situation de l'emploi ici en Côte d'Ivoire, en aurais-je envie?
Bonne fête de 1er mai en Belgique

Michèle a dit…

Je comprends Hiler, je n'en aurais pas envie non plus si j'habitais dans ton pays..
Bon courage et pardon d'avoir mal orthographié ton prénom.
Le muguet a fleuri dans le sous-bois, et le soleil du printemps a fait le reste.

Anonyme a dit…

J'espère que tu passes Dr un bon début de wk avec la fête du travail today.

@ Michèle
merci pour les muguets!

Anonyme a dit…

Erreur l'anonyme c'est moi dsl!

mohamed billy a dit…

Erreur: l'anonyme c'est mohamed billy
dsl!

Abelkassi a dit…

Si les refondateurs étaient soucieux que le travail c'est la dignité de l'Homme, ils auraient pas envoyer leurs patriotes, avec l'exhortation de la chaîne des grands évènements (notre cher RTI), casser les entreprises. De toutes façons la préoccupation des politiciens ivoiriens actuellement, c'est comment faire pour arriver au pouvoir.

mohamed billy a dit…

@ Abelkassi,

Tout à fait. Casser les entreprises c'est tuer l'emploi.Tout le monde le sait.Les réactions démesurées qu'adoptent la population en grogne en cassant et pillant les commerces , brulant les bus n'arrangent rien au problème.Bien au contraire c'est encore de l'argent parti en fumé.Mais aussi est ce qu'ils se font entendre quand les contestations et revendications se font sans bruit?