vendredi 5 août 2011

Côte d'Ivoire: 07 août 2011, 51 ans dejà

vendredi 17 juin 2011

De l'impossibilité de prévoir, un caractère de la pauvreté

Tout autour de nous, vivent de nombreux ménages, avec des habitudes diverses. Une en particulier, a rétenu mon attention et m'impose l'interrogation suivante:
pourquoi ne pas prévoir ?

En observant un peu plus, l'on se rendra compte qu'il se pose un vrai problème d'impossibilité matérielle. L'envie et la volonté ne peuvent suffir à répondre à la question posée au dessus.
La dame que je vois passer, tient en main un sachet plastique contenant juste la quantité d'huile pour son repas , excusez, pour leurr repas de ce soir. Demain , elle se rendra à la boutique du quartier, pour se procurer la même quantité. cet exercice, à la fin, lui revient plus cher que si, elle avait pû se prendre la bouteille d'huile d'un coup. Mais, le peut-elle ?

Cette introduction, pour parler de la gestion de la vie dans nos nations en général. Elle se conduit comme l'histoire de cette dame, à ne pouvoir vivre que du peu chaque jour, sans pouvoir dire , de quoi sera fait le lendemain.
Depuis les indépendances, nous révendiquons "notre" indépendance.
La même révendication de nos biens "volés " le plus souvent par nos soins, reviendra sûrement. Mais , qu'avions nous fait et que faisons-nous du peu qui nous est laissé?
la réponse, dans les comptes Suisses, français, américains ou autres pays étrangers aux notres, pour être "tranquille" avec notre "conscience".
Nous essayons, dans un mouvement de panique, de parer au plus pressé et une fois la tempête passée, nous oublions qu'elle a existé et qu'elle reviendra.
Nous vivons dans et avec des ordures qui côtoient nos "luxueuses" habitations de nos quartiers "chics". Sur la voie, nous sommes dans l'impossibilité de reparer le trou qui vient de se créer et qui ne necessite que peu de moyen, dans l'espoir que toute la voie sera abimée pour occasionner de plus grandes dépenses;
nous n'avons pas d'argent, c'est la situation du pays.
C'est la saison des pluies, inondations et morts, le gouvernement est en émoi , les plateau de radio et de télevision sont occupés pour "justifier" le salaire que nos impôts donnent.Mais, deux mois après, la "vie" continue, enfin pour eux, la population peut se faire voir .
De l'impossibilité de prévoir, un caractère de pauvreté

mercredi 18 mai 2011

la presse doit savoir être libre et professionnelle

Titre d'origine:Le faux combat des journaux "bleus"
On entend dire, de ci de là, que le nouveau pouvoir fait des misères aux journaux proches ou appartenant à l`ancien régime. L`on parle de locaux saccagés, de journalistes poursuivis, d`imprimeries incendiées. En oubliant ce que tous les Ivoiriens ou de nombreuses entreprises ont subi à l`occasion de cette grave crise post-électorale, l`on présente les choses comme si le pouvoir en place avait organisé des expéditions contre les installations de ces organes de presse, ou avait lancé, spécialement à la trousse de ses animateurs, des chiens enragés pour les exterminer. Personne en Côte d`Ivoire n`est sorti indemne des violences dont tout le bilan n`a pas encore été fait. Personne ne doit se réjouir des malheurs arrivés à son voisin ou à son pire ennemi. Dans la profession, nous devons toujours être solidaires les uns des autres. Nous refusons de dire, ici, comme les confrères qui se plaignent aujourd`hui l`ont fait hier, que courte queue se paie avec courte queue. Plus d`une fois, devant témoins, nous avons interpellé ces confrères pour leur manière d`écrire, pour la haine qui transparaissait sous leurs écrits, pour le tort qu`ils faisaient à la profession, pour les dangers qu`ils faisaient courir à la nation toute entière. Ils parlaient des leaders de l`opposition de l`époque sans la moindre courtoisie, en des termes blessants. Sans aucun début de preuve, sans la moindre démonstration cartésienne, ils les accusaient de tout. Quand des femmes tombaient sous les balles assassines des soldats fanatisés, ils osaient écrire que c`était de la mise en scène. Même le charnier de Yopougon, le premier de l`ère Gbagbo a toujours été présenté comme un montage du RDR. Tout cela n`était pas bien. Leurs écrits ne traçaient aucunement les limites d`horreur que le régime qu`ils soutenaient, ne devait pas franchir. Alors, les membres de la FESCI tuaient à la machette, des étudiants qui osaient ne pas partager leur sublimation de Laurent Gbagbo. En toute impunité et sans aucun respect de la vie humaine, l`on brûlait vif des hommes ou des femmes accusés de ne pas être du bon côté. Tout cela n`était pas bon. Mais nos confrères proches de ce pouvoir continuaient d`accompagner ces dérives ou les couvraient. Aujourd`hui, il est malsain de tenter de se présenter comme des victimes, des innocents que des méchants loups se sont mis à dévorer. Si aujourd`hui, des pans entiers de l`économie nationale ont été détruits, ils y ont une très grande responsabilité. Si des entreprises ont brûlé dont leurs imprimeries, ils y sont pour quelque chose. Cela, ils doivent d`abord le reconnaître. Alors, comme tous les autres Ivoiriens, ils doivent retrousser les manches pour remettre en marche leurs machines, entreprendre des démarches administratives auprès des nouvelles autorités, comme le font les autres, pour rentrer en possession de leurs biens. Ce n`est pas en engageant des campagnes de presse qu`ils parviendront à résoudre leurs problèmes. Ils savent très bien que c`est Alassane Ouattara qui est au pouvoir. La plupart d`entre eux l`ont pratiqué quand il était Premier ministre. La répression massive de journalistes, la casse des rédactions et la destruction des imprimeries ne font pas partie de ses méthodes de gestion. S`il avait cet esprit de vengeance et de cruauté, Laurent Gbagbo ne serait pas en résidence surveillée dans la maison présidentielle de Korhogo et son épouse Simone, dans celle d`Odienné. Jouons donc franc jeu pour une réconciliation et pour que la paix règne à nouveau dans notre pays !



Raphaël Lakpé

lundi 11 avril 2011

Côte d'Ivoire: une victoire ou la raison

La situation de la Côte d'Ivoire qui s'impose à nous, offre la possibilité de la reprise des activités, si le camp Gbagbo , se defendant d'être le garant de la souveraineté du pays, accepte de prouver son amour pour sa patrie.
Lui-même , historien, ne devra-t'il pas se souvenir que toute grande nation, ou tout père de grande nation, à dû à un moment , le moment le plus crucial de sa vie, choisir la capitulation, l'abdication , au prix de nombreux intérêts ?
Le grand Japon , face à l'histoire, à choisi par son empereur , l'abdication , contre l'avis de la majorité de son peuple et de ses généraux .Le futur ne fut plus que grand et fort.
L'Allemagne, de Hitler, a choisi contre son gré (celui de ses chefs), de reconnaître sa défaite , pour sauver son peuple.Aujourd'hui, l'histoire nous instruit sur sa force économique et la force mentale de son peuple.
Gbagbo est amoureux de son peuple, se sent investi d'une mission"divine" pour la Côte d'Ivoire.
Cette Côte d'Ivoire marque un arrêt douloureux dans son histoire:
sanction économique, fermeture des banques, ambargo sur les ports, donc arrêt de l'activité économique.
La preuve de cet amour se manifeste à lui, Gbagbo, le pays attend un "miracle" de ta part :je m'incline, preuve de force mentale , d'honneur, de bravoure.
Gbagbo, "dit un mot et la Côte d'Ivoire sera guéri ", voila le vrai miracle promis .

mercredi 16 février 2011

Côte d'Ivoire:crise postélectorale, le problème...peut-être


Depuis le début du mois de décembre 2010, l'on s'attendait à une paix , s'installant sur ce bout de terre appelé Côte d'Ivoire.Mais l'inconscience, l'obstination et le manque de courtoisie liés à tous les péchés de la division , nous on fait mentir.
réflexion, supputation , analyse et autres ne semblent faire poindre le bout de cette paix là à notre horizon.
je pense à ma modeste manière, que deux problèmes se posent pour conduire au problème, la crise postélectorale 2010
UN:à la faveur de Gbagbo L Koudou
élu en octobre 2000, une rébellion faisant suite à une tentative de coup d'état , va séparer la Côte d'Ivoire militairement en deux, rendant son pouvoir véritable sur une moitié du pays.
Pour lui, il n'y a pas eu de condamnation véritable de ce coup d'état devenu rébellion, conduisant à une acceptation de fait par la communauté internationale , voir une bénédiction selon Gbagbo L Koudou.
Les nombreuses rencontres et accords pour ramener la réunification ont conduit à un partage entre deux camps, celui dirigé par Soro K guillaume et celui dirigé par lui-même.
mars 2007 voit les accords politiques de ouagadougou, avec Soro K Guillaume comme premier ministre ( après E Diarra, J K Banny) ,conduisant ainsi à un climat plus détendu avec ce que Gbagbo L Koudou qualifiera de "dialogue direct", c'est à dire discuter avec les responsables de la crise et non des personnes extérieures.
le désarmement de ce qui va devenir l'ex-rébellion et des forces para-militaires ou d'autodéfenses (pro-Gbagbo) , étant la clé pour des élections présidentielles devant conduire à la légalité constitutionnelle. Ce désarmement ne se fera pas dans son intégralité, les deux camps s'accusant du manque de volonté et de financement.

DEUX
:à la faveur de A D Ouattara
28 novembre 2010 le second tour opposant Gbagbo l Koudou (FPI) candidat de LMP(La Majorité Présidentielle) et A D Ouattara (RDR) candidat du RHDP(Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix).
La CEI, organe qui a organisé les élections est empêché de proclamer les résultats dans ses locaux, pour cause de désaccords .Alors le président de cette institution en est exfiltré pour proclamer les résultats à l'hôtel du Golf , donnant A D Ouattara vainqueur.
La Court Constitutionnelle s'en saisi et proclame lui, Gbagbo L Koudou comme président, après invalidation pure et simple des votes de cinq(05) grandes régions partant du centre au nord du pays(toutes favorables à A D Ouattara).
La crise postélectorale est née .
l'explication:
Gbagbo L Koudou sait qu'il a perdu les élections 2010, mais il doit son refus de céder le fauteuil présidentiel à une vengeance. Pour lui, son pouvoir a été arrêté le 19 septembre 2002 , juste deux(02) années après son élection et selon lui par A D Ouattara , le vainqueur des élections de 2010 .Alors c'est lui rendre la monnaie que de lui refuser cette victoire...Voila la réelle équation de cette crise postélectorale de 2010.
Maintenant se pose un problème de légalité compliqué de légitimité , plongeant le pays dans une situation socio-économique très désastreuse .
Le pourquoi du comment se pose à nous et au monde entier.Mais pour l'instant c'est un serpent à deux têtes qui s'offre à nous , le corps ne sachant où aller , de peur que le baton mettant fin à sa vie ne survienne .

mercredi 2 février 2011

Côte d'ivoire post-élection: panel de cinq chefs d'Etat ,la fin d'une crise?

Pour le moins que l'on puisse dire, la Côte d'Ivoire a cette magie de se faire peur.
La communauté africaine, à son plus haut sommet vient de décider de confier LA mission de la résolution de la crise post-électorale à un panel de cinq (05) chefs d'Etat africains pour un mois.Les décisions sorties de ce comité seront contraignantes et applicables à Koudou L GBAGBO et Alassane Dramane OUATTARA.

J'ose croire, mais permettez-moi d'en douter, quant à son application sur le terrain .
Déjà dans les état-majors des grincements de dents.Pour un camp , ce sera une perte de temps supplémentaire et un autre une avancée dans la résolution sauf que l'on récuse des membres de cette commission (pour moi un manque de respect de la part des deux camp,car nous voulons une chose et son contraire en même temps).
Si l'on doit perdre le temps pour faire l'économie de vie humaine et la destruction d'une patrie (que nous avions été lamentablement incapables de mériter de nos ancêtres), alors perdons ce temps.
Si des responsables d'Etats se donnent tant de mal pour s'impliquer dans la résolution de nos problèmes que nous avons tous réussi à créer, alors la moindre des choses , c'est de leurs accorder un crédit, gage de respect (que nous ignorons trop souvent , preuve de notre impolitesse et de notre manque de dignité) et de considération.
Fin février-début mars , certainement ces résolutions seront rendu publique ....rires
Avec le peu de dignité qui devrait habiter tout être humain qui se respect , les différents état-majors, les accepterons avec ce iota de conscience pour le peuple de Côte d'ivoire qu'ils osent pompeusement crier dans leurs différentes bouches?
Comme je suis sûr de la non application de ces résolutions sorties de ce panel (permettez-moi d'être un oiseau de mauvais augure) , alors que proposons-nous ou que proposera la communauté africaine soucieuse de ce pays de Houphouet Boigny?
Pour ma part j'ose émettre des idées:
1-Pour une fois dans ce pays, accepter un panel composé de deux chefs d'Etat qui seront K L GBAGBO et A D OUATTARA.Un directoire sera mis en place , au sein duquel les décisions serons prise en conseil de ministre , ainsi ils dirigerons pendant cinq (05) années .Dès octobre 2015 , ils se retireront avec la notification de ne plus être candidat à titre personnel dans ce pays et à aucune élection ne fusse même de quartier .
2-les deux , A D OUATTARA et K L GBAGBO , se retirent tout simplement de notre politique, aucun ne reste président et un premier ministre est choisi avec un comité ministériel qui dirigera ce pays pendant cinq (05) ans , voyant ses membres renouvelés au tiers tous les 12 (douze) mois.

mardi 11 janvier 2011

Gbagbo, pour une scission de la Côte d’Ivoire ?

(ces images sont empruntées à google et appartiennent aux archives
sur la Côte d'Ivoire)




Echos mis sur le compte des rumeurs, semblent se préciser dans l’esprit de la population.

Chose impensable et imprévisible, pour un démocrate, semble bien se profiler à l’horizon et prendre forme. Mais enfin , à quel scénario assisterions-nous ?Un président sortant, ayant appelé de tous ses vœux la réunification de son pays , souhaitant et manipulant pour une scission , parce qu’il ne serait pas vainqueur des élections ou reconnu comme tel .

Depuis quelques jours, circule dans la population, les informations faisant état de la demande du président Gbagbo laurent, à tous les fonctionnaires exerçant en zone CNO( centre nord ouest), zone ex-rébellion de cesser toute activité dans la dite zone et de se faire enregistrer à Abidjan. Dans le cas contraire, ils se verraient suspendre leur salaire.

A quoi obéirait cette injonction ? On ne m’y a pas accordé la majorité des voix pour faire de moi le président, alors j’y coupe les vivres. Je ne dirai pas peu démocratique, mais plutôt décision hasardeuse et pas bien pensée et raccourci très dangereux.

Accordons-nous un peu de prévision à long terme.

Effectivement, obligation salariale oblige, les fonctionnaires quittent la zone et se retrouvent à Abidjan (situation similaire de 2002), comment gérer cette masse humaine ?

Nombreux avaient refait une vie après de nombreuses pertes dues à la guerre. Leurs demander de tout abandonner pour se retrouver démuni et accuser un préjudice moral encore plus grave, car venant réveiller des situations enfouies dans le subconscient…



mardi 28 décembre 2010

Gbagbo, une autre alternative démocratique, une parenthèse pour la Côte d’Ivoire ? fin

2-24 Décembre 1999 à Octobre 2000, le passage de Robert Guéï ou comment la Côte d’Ivoire n’a pas su négocier la paix

a-la folie des espoirs d’une paix

L’ivoirien s’en souviendra pendant encore des décennies et le « soulagement politique» que l’on avait voulu en attendre, ce 24 décembre 1999, avec cette déclaration solennelle du chef du CNSP(Comité National de Salut Public) :

« nous sommes venu pour balayer la maison et après nous remettons le pouvoir… »

Pour anecdote, ce jour là, un nigérian rencontré au grand marché de divo , me posa cette question suivi de ce conseil :

-que se passe t’il ?

-moi de répondre avec une joie qui illuminait mon visage, Guéî vient de prendre le pouvoir

-le nigérian de poursuivre, c’est donc un coup d’état ? Pardonnez, le visage horrifié, pardonnez faites tout pour que ce coup ne réussisse pas, sinon vous venez de vous inscrire dans une histoire d’au moins vingt ans d’instabilité. Nous, nous avions connus tellement ces moments, que nous en avons même un diplôme, pardonnez !

-je le laissai, avec l’empressement de me rendre chez un ami pour parler des espoirs que l’on pouvait attendre de ce « coup »

Gbagbo , se trouvait alors au Gabon, à son arrivée en Côte d’Ivoire déclara aux journalistes, que ce coup était salvateur et que c’était une avenacée pour la démocratie. Pas seul à le penser il faut l’avouer.

Le fait marquant, pour ce politique, pour la première fois il va accepter la participation de son parti politique (FPI) à un gouvernement .

Guéï s’emploiera à prendre la tête du PDCI-RDA, ce soldant par un échec, Akoto Yao et d’autres personnalités lui offrirent l’UDPCI .

b-la conquête d’un pouvoir légitime

les honneurs et sollicitations des premiers jours firent oublier à Robert Guéï sa mission de balayeur, il vise celle de résident .C’est là que rentre en jeu Laurent Gbagbo en lui collant un « conseiller » du nom de Lida Kouassi Moïse, dont la mission inavouée était de convaincre le chef du CNSP qu’il pouvait et devrait rester dans ce fauteuil de président en organisant rapidement des élections tout en prenant soin d’éliminer Henri K Bédié et Allassane D Ouattara, les vrais poids lourds de la politique ivoirienne .Cela lui (Robert Guéï) ouvrirait le chemin de la présidence légitimement .

Une constitution révisée est imposée avec la fameuse question « et, ou ». La nomination d’un président de la cour suprême ( Tia Koné), dont la mission était de rejetter la candidature de H K Bédié et A D Ouattara, ce qu’il fit avec toute la froideur du « droit » .La tournée nationale de Robert Guéï, voyant la population venu à chaque fois pour l’ « acclamer »,finirent par le convaincre de son accession légitime à la présidence.

Au passage, il est bon de rappeler, pour la mémoire de l’histoire, que cette période très courte, participa pour une grande partie à la survenue de la rébellion de septembre 2002, car de nombreux soldats subirent de grandes humiliations, sévices et atteintes à la vie de frères d’arme, suscitant l’exil forcé d’une grande partie.

Le dégoût du pouvoir d’homme en arme et le désespoir s’installèrent pour de bon dans la population ivoirienne, ouvrant la porte à l’envie du changement, pourvu que ce ne soit plus Robert Guéï.

3-Gbagbo s’ouvre et s’offre le pouvoir

En sa faveur, dans le sens républicain du terme, Honoré Guié (président de la commission chargée d’organiser les élections) et une armée ayant choisi la population et non l’homme siégeant à la présidence, lui permirent d’arracher le pouvoir qu’avait voulu confisquer Robert Guéï.

4-Gbagbo et l’anecdote du miroir, le nid d’un autre désespoir

a-l’anecdote du miroir

Pendant de nombreuses années, un prince chinois sortait sur son balcon aux bras d’un de ses valets pour se faire acclamer par le peuple. Un matin, le valet lui posa la question de savoir qu’est-ce qu’il voyait .Lui de répondre, qu’il voyait le peuple. Ce valet lui mit devant les yeux un miroir et lui reposa la question. Il répondit, je me vois moi seul. Alors le valet brisa le miroir en deux et lui reposa la même question. Un peu agacé, il répondit, je me vois mais je vois aussi le peuple. Ainsi le valet lui dit, lorsque tu seras véritablement à la tête de ce peuple, il faut avoir la force de briser le miroir, pour pouvoir te voir et voir le même peuple qui t’acclame depuis longtemps, ainsi tu verras leurs souffrances et tu pourras au mieux bénéficier de leur joie.

b-Gbagbo n’a pas pu et n’a pas su briser le miroir du pouvoir

Rappelez-vous que Gbagbo nous disait les premiers jours de son investiture, qu’il ne voudrait pas de ses photographies partout, du culte de la personnalité, des nombreuses motions de soutien, des nombreuses délégations de village et région au palais .

Très vite, des voraces du pouvoir, le prirent au piège .Ils lui démontraient qu’il devait asseoir son pouvoir, en ayant des hommes « forts et de confiance » qu’il était Président d’une des plus grandes républiques d’Afrique noir. Son pouvoir n’avait presque pas de limite .le miroir se constitue et se renforce petit à petit.

Le forum sensé mettre à nu les divergences des ivoiriens pour y apporter des solutions définitives, ne fit que retourner le couteau dans les innombrables plaies .A ce forum, personne n’écouta personne. Personnellement, j’ai écouté avec beaucoup d’attention, la communication du président et professeur Omar Konaré, ancien président du mali, qui résuma véritablement ce forum. Mais notre soif de ne rien écouter et de ne faire confiance qu’à « nos » raisons l’emporta.

Le président Mamadou Koulibaly, président de l’assemblée nationale, dans une de ses communications nous prévenait du faite d’avoir accusé les autre de « grilleurs » d’arachides et que le pouvoir en place lui, « mangeait » les semences.

Le peuple commença à perdre espoir, à perdre sa confiance placée en ce nouveau pouvoir, celui qui semblait vouloir tourner la page de longues années du PDCI.

La naissance du terme « ce n’est pas nouveau » allait chasser la critique et la remise en cause.

lundi 27 décembre 2010

Gbagbo, une autre alternative démocratique, une parenthèse pour la Côte d’Ivoire ? épisode1


1-Rappel historique

Koudou Laurent GBAGBO, restera sans aucun doute dans la mémoire politique et populaire des ivoiriens comme un grand personnage de la politique des cinquante premières années de notre indépendance.

Son histoire débutera véritablement comme professeur de lycée, donc intellectuel débordant d’envie de démocratie. Cette démocratie qui s’opposait, comme naturellement aux différents pouvoirs en place dans la majorité des anciennes colonies partout en Afrique. De par son métier, l’ouverture sur d’autres mondes, ceux des colonisateurs, où la « liberté » de pensée, de dire ou d’agir semblait s’exprimer. Ainsi, il représente un « danger » pour le pouvoir de Houphouet Boigny, qui est toujours en quête de puissance et de stabilité, car très paternaliste (je dois guider mes enfants vers le bonheur comme je le conçois et c’est ce que je pense qui est bon pour eux).

Il va connaître l’exil vers la France, où il se fera des amis et même une vie de famille avec un enfant né d’une française blanche, montrant ainsi son intégration et son acceptation du Français et de la France (Houphouet, Bédié et Guéï n’en ont pas eu officiellement à notre connaissance).

Il faut signaler que, Gbagbo aura gardé comme nombre d’ivoiriens, en esprit que Houphouet aurait exterminé la peuple Guébié et son leader ,Kragbé Gnagbé (dans la région de Gagnoa) , alors que ce dernier organisait une sécession du territoire parce que en désaccord avec Houphouet. Souvenons nous de cette phrase de GBAGBO face au peuple Guébié quelques temps après sa prise du pouvoir d’Etat en 2000 : « séchez vos larmes, séchez vos larmes, votre fils est venu… ».

Houphouet Boigny est annoncé officiellement mort le 07 Décembre 1993, ce qui donne droit , en accord avec notre constitution du moment, à la prise du pouvoir par Henri K Bédié avec comme chef d’état major, le général Robert Guéï (un de nos meilleurs chefs militaires).

De Décembre 1993 à Décembre 1999, H K Bédié aura basé sa politique sur, comment éloigner Allassane Ouattara de « sa » vie politique, soutenant même un quotidien (le national) dont le responsable fût feu Tapé Koulou. Ce quotidien passa son temps à démontrer avec « preuves » de toute sorte, que Allassane ouattara était burkinabé et par conséquent, ne pouvait accéder à la magistrature suprême de la Côte d’Ivoire. Cette attitude, fragilise le PDCI-RDA, conduisant à la naissance du RDR dont la majorité des membres sont les mécontents du PDCI et se prend pour président, Allassane Ouattara. Allassane Ouattara vient de mettre les « pieds » dans la politique d’après Houphouet de la Côte d’Ivoire.

vendredi 24 décembre 2010

Bouaké, l'image d'un noel en Côte d'Ivoire

Les maquis (restaurant-buvette en plein air) ont, pour ceux qui le peuvent, refait leur robe pour plaire et séduire la clientèle.La ville quant à elle donne un spectacle de deuil.Soumise à un blocus des Forces de Défense et de Sécurité du pays ,Bouaké n'arrive pas à réaliser des échanges commerciales avec l'autre Côte d'Ivoire, celle en zone dite gouvernementale.A partir de tiébissou, il vous est interdit de passer, ce qui oblige à des détours.
La circulation en ville est moins joyeuse et limitée au strict minimum, c'est à dire pour des besoins précis, même des taxis préfèrent ne pas rouler .On ne se déplace plus pour le plaisir de le faire, or c'est ce qui guide l'esprit à la fête.
Les rues sont vides, les poches aussi.
Hier, les mini cars ont tenté de reprendre leurs activité, les voyages vers yamoussoukro, mais très vite sont revenu sur leur décision car le blocus existe toujours.Une privation de liberté qui ne dit pas son nom, mais qui se vit.
Alors point besoin de parler de noël ou même de réjouissance de fin d'année.Nous sommes devenu très religieux dans ce pays, nous remettant à DIEU à la fin de chaque discussion, car aucune alternative humainement possible ne semble s'offrir à nous.Prisonniers d'une situation que nous ne semblons maitriser , ni au point des origines, ni au point du dénouement .
Que DIEU, le miséricorde, juste et bon, nous garde

lundi 20 décembre 2010

Afrique: Election enCôte d'Ivoire ou l'exemple d'une autre alternative démocratique

Une autre des grandes leçons que je tire de ces présidentielles en Côte d'Ivoire, mon pays, c'est qu'une autre alternative démocratique voit le jour.Cette alternative obéit à ses règles à elle et cela pourrait être un "bon" exemple pour tout président voulant se maintenir au pouvoir.La recette:
1-fabriquer une armée "forte" en personnes acquises et "convaincues" à sa cause et à sa personne à grand renfort financier et basé sur le groupe ethnique en majorité.
2-faire établir des règles et accords en espérant ne point les respecter, car cela n'en vaut point la peine, si l'on n'est pas déclaré vainqueur des urnes.
3-être prêt à dénoncer des "manipulations"
4-surtout maintenir un système de non libéralisation des médias(radio et tv), pour pouvoir en faire totalement siens (les médias) , avec une autorité de "régulation" obéissante et prête à se suspendre sa propre ligne de téléphone (cela montre son obéissance).
5-se doter d'une institution, sorte de joker, qui fera de vous "légalement" président.

Le tour est joué...une autre alternative démocratique

lundi 6 décembre 2010

Elections en Côte d'Ivoire: j'ai mal à ce 2eme tour


Tout commence avec cette proclamation des résultats provisoires du 1er tour, avec un délai d'attente qui nous donna des ulcères.Enfin Gbagbo laurent, suivit de Ouattara Alassane et de Bédié Konan.Le PDCI se sentant lésé , grogne et accepte de laisser la paix prendre place, car un 2eme tour lui permettrait de se venger de ce qu'il considère comme une injustice électorale.
Premier grand tournant, le président Bédié (président en exercice du PDCI) appelle tous les électeurs du RHDP (Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix) et particulièrement ceux du PDCI, à reporter leurs voix sur le candidat (Alassane Ouattara) du RDR redevenu candidat dudit rassemblement.
Lever de boucliers de l'ensemble du LMP (La Majorité Présidentielle) , mouvement dont le candidat est Gbagbo Laurent.Pour eux, c'est tout simplement l'électorat baoulé(groupe ethnique majoritairement au centre et qui ferait pencher la victoire dans un camp ou l'autre) que Bédié appelle à voter Alassane Ouattara.Toute la campagne de LMP ou presque, va tourner autour de cette problématique.
Deuxième tournant, LMP, pense avoir trouvé l'arme fatale contre Alassane Ouattara, la guerre survenue en septembre 2002 et son lôt des pertes (humaines, matérielles...).Des vidéos et autres images sont projettées tant à Abidjan que dans de nombreux endroits du pays.La démarche est de démontrer que Alassane ouattara est le "père" de cette guerre donc parrain de cette rebellion , alors ne pourrait bénéficier des voix de cet électorat baoulé et de tous les autres électeurs.
Enface, le RHDP mettait en relief les dysfonctionnements dans le pays, les differents maux de la société.
In fine , c'est à Alassane Ouattara que ce jeu va profiter , même s'il est indéniable que des dysfonctionnements ont été constatés.
Troisième tournant, LMP emploie tous les moyens pour que la CEI (commission Electorale Indépendante) ne puisse pas proclamer les résultats provisoires dans les délais , permettant ainsi à son "joker" de jouer sa partie du film, c'est à dire l'annulation pure et simple de sept regions comme l'avait souhaité le président du FPI (parti majoritaire de LMP).
Entre temps, le président de la CEI a rendu publique les résultats provisoires du second tour.
La suite du feuilleton se joue en ce moment avec deux présidents en exercice de la république de Côte d'Ivoire, deux premiers ministres et gouvernement...à suivre...

mardi 19 octobre 2010

Présidentielle en Côte d'ivoire: l'expression "du" choix



depuis le 14 octobre 2010 a été donner le top départ pour les campagnes électorales de LA première présidentielle démocratique de la Côte d'Ivoire.
Nous pensons cela car pour une première fois, le libre choix est donné à la population, sinon celle acceptée de faire LE choix de sa destinée, dans UNE grande inconnue, celle de la PERSONNE qui aura en charge de faire appliquer LA loi fondamentale(constitution) de ce pays.La personne à choisir est presque connue de l'électeur, mais comment conduira-t'elle le pays, reste pour l'électeur, une grande inconnue même s'il ose penser le savoir.Il , l'électeur (au sens vote) , se trompe.
Cette expression DU choix s'interprète de façon diverse, car réjouissante pour le grand nombre(les non initiés) et pleine d'interrogations pour les autres.
La GRANDE question qui brule les lèvres est : si nous n'avons pas ou plus le POUVOIR?
Si nous n'avons pas le pouvoir, nos insultes, nos projets, nos vengeances deviendront peut être un plat refroidi et insipide , laissé aux mouches et autres animaux.
Si nous n'avons plus le pouvoir, nos insultes, nos projets, nos vengeances , notre envie de prouver que la faute c'est mon frère ou ma sœur ,deviendront peut être un plat refroidi et insipide , laissé aux mouches et autres animaux...mais là des questions encore plus préoccupantes nous envahiront l'esprit.Que ferons nous? Où irons-nous? Comment avons-nous réussi à ne pas pouvoir rester?
A ces dernières préoccupations , je pose la QUESTION de savoir , POURQUOI ces questions si la volonté était de servir et si l'on y a mis tout son cœur pour y parvenir.
la ferveur qui entoure cette présidentielle je la résume en ce billet